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Le bénévolat : véritable défi pour les associations en Afrique

Toutes les associations ont besoin de bénévoles : sans bénévoles comment revivifier un conseil d’administration ? Comment disposer des compétences nécessaires à la mise en œuvre de certains projets ? Comment assurer des opérations de relation publique ? Comment organiser des collectes de fonds ? Enfin, comment mener à bien un projet associatif sans avoir les moyens financiers d’engager du personnel salarié?

Le bénévolat est en cela un véritable enjeu stratégique pour le secteur associatif, surtout chez nous en Afrique. Si l’engagement bénévole en volume n’a pas connu de crise ces dernières années, il est en revanche en mutation : reflet de la société, il est influencé par l’ère nouvelle de la communication et de la consommation, par le recul des anciennes institutions structurant l’engagement collectif (partis politiques, syndicats, églises…), par le vieillissement de la population, etc.

C’est ainsi, par exemple, que les associations rencontrent des soucis d’adéquation entre le souhait de s’engager et le besoin de professionnalisation des activités (la « bonne volonté » ne suffit plus) ou bien de fidélisation des bénévoles (le « zapping » touche aussi les formes individuelles d’engagement).

De façon générale, les pouvoirs publics et les principales instances de réflexion sur le bénévolat (les partenaires financiers et les agences gouvernementales chargées des ONG et associations notamment…) souhaitent son évolution notamment vers davantage de « professionnalisation » tout en cherchant à intégrer des jeunes dans les associations. Cependant, il est important que le souhait légitime de développer des activités de qualité ne décourage pas, par excès de formalisme interne ou de réglementation juridique, les initiatives et les engagements individuels : l’envie de se retrouver ensemble pour mener une action commune désintéressée ou d’assouvir sa passion (culturelle, sportive, etc.) doit demeurer au cœur du projet associatif et de la motivation des bénévoles.

Si le bénévolat est la clef de voûte de la liberté d’association, comme toute liberté celle-ci est encadrée : dans ce guide, vous trouverez une aide pour connaître votre rôle et votre place dans votre association. Il vous accompagne dans la compréhension puis l’application directe au sein de votre association des réglementations spécifiques à chaque « type » de bénévolat et des démarches administratives à effectuer. Il traite également des risques encourus par les bénévoles, des règles comptables et fiscales applicables au bénévolat, mais encore de la formation des bénévoles…

Il existe bien entendu une différence entre bénévolat et volontariat. Donner un peu de son temps pour la cause d’une association est différent d’apporter son expertise pour réaliser des objectifs techniques précis sans attendre une rémunération à la hauteur de ses capacités.

Nous attendons vos questions et commentaires pour approfondir les réflexions.

La cotisation dans les organisations: mode d’emploi
décembre 9, 2014
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La cotisation se définit comme la participation des membres aux charges de fonctionnement de l’association, et la contrepartie du droit moral attaché à leur qualité de membre (droit de participer aux assemblées générales, d’être électeur et éligible au conseil d’administration ou à d’autres postes prévus dans les statuts de l’association).

 

L’institution d’une cotisation n’est pas une obligation.

Il s’agit d’une faculté offerte aux associations ; le paiement d’une cotisation n’est donc obligatoire pour les membres que si les statuts ou une disposition législative ou réglementaire le prévoient dans votre pays ou l’organisme qui régit la création des associations.

La cotisation revêt un caractère périodique. Elle est due une fois par an (même si elle peut éventuellement être versée en plusieurs fois). Elle se distingue en cela du droit d’adhésion (ou droit d’entrée), prévu dans certaines associations, qui n’est versé qu’une seule fois, lors de l’acquisition de la qualité de membre.

En fonction du type d’organisation et des activités menées, la cotisation peut être une source de revenu pour l’association. Tout dépend des capacités des membres. La capacité de l’organisation à contribuer par exemple dans le budget d’un projet peut motiver un donateur. Mais il est dangereux de faire croire aux organismes de financement que l’association peut faire un apport financier substantiel, alors qu’il n’en est rien. Il y va de votre crédibilité.

Le montant de la cotisation

Il est possible d’imposer le paiement d’une cotisation à certaines catégories de membres seulement ; de même, il est possible de prévoir un montant de cotisation différent selon les catégories de membres.

Néanmoins, au sein d’une même catégorie de membres, la cotisation doit être identique ou calculée selon les mêmes bases ou barèmes.

Bon à savoir :

Pour des associations composées de nombreux membres, il est vivement conseillé d’imposer le paiement d’une cotisation, même d’un montant minime, ne serait-ce que pour formaliser l’engagement d’un membre et le renouvellement de son adhésion…

Les conséquences du non-paiement de la cotisation

Il est utile que les statuts de l’association précisent les conséquences du non-paiement de la cotisation. Ils peuvent ainsi prévoir que le non-paiement de la cotisation à une date fixée entraîne automatiquement la perte de la qualité de membre. Dans ce cas, les instances dirigeantes de l’association n’ont pas à intervenir.

Ils peuvent également prévoir que le non-paiement de la cotisation justifie une radiation prononcée par le conseil d’administration ou le bureau. Dans ce dernier cas, la qualité de membre subsiste tant que la radiation n’a pas été effectivement prononcée.

La cotisation n’est qu’une des sources pour l’association pour disposer de ressources pour son fonctionnement. Il est important qu’elle soit effective et consacre la qualité de membre de chaque participant.

Mesurer les résultats de votre organisation
décembre 9, 2014
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Mesurer les résultats de vos programmes d’organisation sans but lucratif n’est pas facile, mais c’est crucial. Connaitre l’efficacité de vos programmes pourrait vous guider dans votre planification à long terme, vous aider à vous corriger bien sûr, et rassurer vos donateurs que votre organisation est digne de confiance. Un institut américain spécialiste des organisations humanitaires, fait l’évaluation des associations caritatives en vue de formuler des recommandations à leurs clients fortunés sur où investir leurs dons philanthropiques. Leurs conseils aux organismes de bienfaisance au sujet d’évaluation des résultats incluent les conseils suivants:work

 

  • Contentez-vous de ce que vous savez. Ne rendez pas la mesure plus difficile qu’elle doit être. S’en tenir à ce qui vous passionne en tant qu’organisation. Discutez de l’impact que n’importe qui peut comprendre. Vous n’avez pas besoin d’être abstrait et théorique.
  • Pensez en termes de changement. Qu’est-ce que votre organisation cherche à changer dans sa communauté, dans la vie des gens, dans les conditions socio-économiques, la politique de soins de santé, l’environnement, etc…? Déterminez quel est le changement que vous cherchez à apporter, et ensuite la manière de mesurer ces changements. Lorsque vous réussissez à changer le statu quo, c’est un résultat … le résultat que vous et vos collègues vouliez réaliser. Assurez-vous de bien le noter.
  • Faites-le simplement. Il vaut mieux mesurer un ou deux aspects des résultats de votre programme, qui sont au centre de ce que vous faites, que d’essayer de tout mesurer. Vous risqueriez de vous engager sur trop de pistes sans aucune assurance de succès.
  • Demandez-vous: «Et alors? » : Les chiffres seuls ne prouvent rien. Vous pourriez donner une formation professionnelle à 5000 personnes, mais en quoi cela peut contribuer à améliorer leur vie? Qu’ont fait ces gens-là comme un résultat de ce que vous avez fourni? Combien parmi ces bénéficiaires ont effectivement obtenu un emploi et ont amélioré leur vie à la suite? Suivez vos actions jusqu’à leur aboutissement.
  • Collectez des données variées. Ne soyez pas snob avec des chiffres à l’exclusion des faits, ou l’inverse. Valorisez à la fois les données qualitatives et quantitatives. Obtenez les feedbacks des clients et des bénéficiaires. Recueillez des histoires et des témoignages.
  • Demandez et redemandez. Découvrez comment vos services fonctionnent en posant la question à la population que vous servez. Recherchez fréquemment, à l’aide d’enquêtes, interviews, et de questions simples posées dans une variété de paramètres. Faites le suivi à des intervalles réguliers pour mesurer les effets à court, moyen et à long termes.
  • Cherchez des informations pour au moins trois publics cibles :
    Mesurez les résultats tout en gardant à l’esprit vos besoins internes (votre conseil d’administration, planification à long terme des besoins); vos bailleurs de fonds (organismes de financement et donateurs), et vos parties prenantes en général (les usagers, le public, les bénévoles, les médias). Collectez/Mesurez les résultats qui peuvent être utilisés dans tous ces milieux et avec tous ces publics.
  • Mettez en place des systèmes adéquats. Lorsque vous commencez à mesurer et collecter des données, vous aurez besoin d’un endroit pour recueillir, analyser et stocker toute ces informations. Mettre en place des feuilles de calcul, concevoir une base de données, ou développer un système en ligne.
  • Traitez la mesure comme un investissement. Il vous faudra du temps, du travail et des fonds pour mesurer vos résultats. Mais il sera payant de différentes manières. Il y aura une confiance accrue dans votre organisation et un meilleur financement des projets pour les personnes qui bénéficient de votre travail.
Gérer une association: les règles de base
décembre 9, 2014
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L’organisation de l’association

A part la tenue du registre spécial,  il n’y a véritablement aucune obligation de base pour gérer une association. Pourtant faire vivre son association loi 1901 nécessite de posséder ou d’acquérir différentes catégories de compétences. Attention, notamment aux  responsabilités associatives que les assurances ne couvrent que dans la mesure où vous aurez mis en place toutes les actions de préventions nécessaires.201311101580-full

Il vous faudra être  animateur,  responsable d’entreprise,  comptable, autant de tâches à apprendre à maîtriser rapidement. Faites-vous accompagner par les lieux ressources, maisons des associationscrib (centre de ressources et d’information des bénévoles), délégués départementaux à la vie associative, et constituez-vous une bonne documentation. Apprenez à vous répartir les tâches et à travailler collectivement pour éviter l’épuisement.

La comptabilité de l’association loi 1901

Bénéficier d’une subvention pour votre association, obtenir un prêt bancaire, employer un salarié dans l’association, bénéficier de la mise à disposition d’équipements publics, gérer des manifestations associatives ou mettre en place une activité économique associative sont autant de situations qui nécessiteront que votre association respecte le plan comptable associatif . Si vos activités sont réduites la comptabilité peut être gérée avec un simple tableur. Au-delà, vous devrez avoir recours à un expert-comptable. La certification par un commissaire aux comptes n’est obligatoire qu’à partir de 150 000 euros de subvention.

Le fonctionnement de l’association

Gérer une association c’est aussi assurer son fonctionnement juridique, gérer les adhésions et leurs renouvellements, organiser les assemblées générales annuelles, réunir son conseil d’administration régulièrement et s’assurer que le bureau et le président de l’association ont bien reçu les mandats nécessaires à leur activité. Le fonctionnement de chacune de ces instances nécessite une préparation soignée :

  • envoi des convocations et de l’ordre du jouren temps et en heure et en respectant les règles prévues dans vos statuts ou votre règlement intérieur ;
  • préparer vos réunions(qui doit participer ? Qui prend part aux votes ? Comment sont prises les décisions (quorum, pouvoirs, majorité, etc.) ?
  • faire un relevé des décisions actées et diffuser les comptes-rendus aux personnes concernées.

Les formalités obligatoires

Vous devrez aussi vous assurer  que votre association remplit bien toutes les formalités légales liées à son activité :

  • déclaration de l’association, de ses modifications (statutaire ou de dirigeants), de sa dissolution ;
  • assurancede la structure, de ses différentes activités, de ses bénévoles et éventuellement de ses salariés ;
  • déclaration de ses salariés (embauche, paie, départ) ;
  • déclaration ponctuelle et autorisation lors de la mise en place d’une manifestationpublique, d’un spectacle, d’un loto ;
  • agrémentsà obtenir dans le cadre de certaines activités (jeunesse, tourisme, environnement).

Si vous avez des questions, posez-les ci-dessous, des membres vous répondront.

 

Comment créer et animer une Association?
décembre 9, 2014
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L’association peut être définie comme un groupement de personnes réunit dans un dessein commun. Définit par la loi française de 1901,L’association est « la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun, d’une façon permanente, leurs connaissances ou leur activité, dans un but autre que de partager des bénéfices ».Il suffit que deux personnes au minimum se mettent d’accord sur l’objet de la future association, pour en créer une.Tout individu, membre d’une association, doit participer activement et personnellement à la vie de l’association, de façon physique, matérielle ou intellectuelle.membres_participants_l_AG_AESBurkina_session_2009-240x172

Les associations remplissent plusieurs rôles dans la société étant donnée la diversité des motivations qui animent ceux qui en sont à l’origine (ex : pratiquer un sport, aider des individus en difficulté, exprimer des intérêts locaux…). L’association peut jouer un rôle à destination essentiellement de ses membres ou de l’ensemble de la société.

A ce titre, on peut distinguer quatre grandes fonctions remplies par les associations :

  • partage d’un loisir entre membres(associations sportives..) ;
  • défense des intérêts des membres(ex : association de locataires, de parents d’élèves…), ces associations peuvent constituer des groupes de pression, des lobbies ;
  • rôle caritatif, humanitaire: il s’agit de venir en aide aux autres, que ce soit à l’échelle d’un quartier, de la ville, de l’ensemble du pays ou de l’étranger
  • expression, diffusion et promotion d’idées ou d’œuvres: il peut s’agir de principes démocratiques (ex : Amnesty International, Ligue des droits de l’homme..), d’idées politiques (les partis politiques sont des associations), de créations artistiques (théâtre, salle de concert..).

Les membres des associations, peu importe le statut doivent s’investir personnellement, intellectuellement, et faire Un apport permanent de connaissances et d’activités dans afin d’atteindre les objectifs fixés par l’association. Toute association, doit comprendre un organe dirigeant, le bureau qui peut être, selon la volonté de l’assemblée générale, constitué comme suit :

  • un Président ;
  • un Secrétaire général ;
  • un Trésorier ;
  • un Secrétaire chargé à l’Organisation ;
  • un Secrétaire chargé de l’Information ;
  • une Secrétaire chargée des questions du Genre ;
  • un Secrétaire chargé de Relations Extérieures.

En fonction de l’objet et de l’envergure de l’association, d’autres postes peuvent être créés. Chaque poste peut, en outre, être pourvu d’un ou de plusieurs secrétariats adjoints. Deux Commissaires aux comptes sont le plus souvent désignés dont le rôle est de contrôler la situation des ressources de l’association.

  1. PROCEDURE DE CREATION D’UNE ASSOCIATION

Les associations se forment librement et sans autorisation administrative préalable. Etant un contrat de droit privé, la constitution d’association laisse aux créateurs et membres d’association la liberté :

  • de s’organiser (dans le respect des lois en vigueur) ;
  • de choisir le but de l’association : pratiquement tous les domaines d’activité et de la vie sociale sont possibles à condition qu’ils soient licites ;
  • de décider du mode d’organisation et des procédures internes de fonctionnement et de les introduire dans les statuts, et éventuellement un règlement intérieur ;
  • de modifier aussi souvent que voulu ou nécessaire son but, son mode d’organisation et son fonctionnement ;
  • de déclarer la création de l’association, ou non, etc….

Cependant pour avoir la personnalité juridique (reconnu par la loi et exercé les droits y afférant), elle doit remplir certaines conditions, à savoir la rédaction d’un statut, et un règlement intérieur qui régit le fonctionnement interne de l’association. L’organe constitutif, (les membres initiateurs), avec ces documents et selon les lois en vigueur dans le pays, doit procéder à la reconnaissance de leur structure auprès de l’autorité compétente qui leurs remettra un récépissé. La mention de la création d’association reconnue par le récépissé doit être publiée au Journal officiel.  Cette simple démarche assure la personnalité juridique à l’association, ce qui lui permet de posséder un patrimoine et d’agir en justice. La reconnaissance d’une association lui permet donc :

  • d’accepter ou de créer différents moyens de financement de son fonctionnement comme les cotisations de ses membres, les subventions de l’état ou des collectivités territoriales, les dons manuels, les aides provenant du partenariat ou du mécénat…,
  • de signer des actes juridiques (ouverture de compte bancaire, souscription de contrats d’assurances, contrat de prestation de services…),
  • d’employer des salariés,
  • d’agir en justice en tant que personne morale (assez strictement encadrée par différentes dispositions).
  1. La rédaction des statuts

Une fois votre projet défini, il faut rédiger les statuts de l’association. La rédaction est libre, mais demande une véritable concertation des membres fondateurs. Ils doivent être discutés sérieusement de manière à aboutir à un accord clair et bien compris de tous, apte à régler les différents litiges pouvant survenir entre membres ou membres eux-mêmes. Il faut profiter de la grande marge de liberté qu’offre la loi pour établir des statuts sur mesure par rapport à l’activité de votre association et aux actions qu’elle engage. Il faudra d’ailleurs, au fur et à mesure de la vie et de l’évolution de celle-ci, s’assurer que les statuts sont toujours adaptés et, le cas échéant, effectuer les modifications nécessaires. Le principe de spécialité des associations se rattache effectivement aux activités prévues dans son objet.

Les statuts, c’est le contrat qui lie les membres de l’association. Il a donc la même force que les autres contrats vis-à-vis du Code civil. Les statuts comportent obligatoirement :

  • le siège social, lieu où est consultable le registre spécial, relevé des décisions importantes (choix des dirigeants, délégations de pouvoirs…) ;
  • le but, ou objet, de l’association ; les moyens mis en oeuvre (entre autres la collecte de fonds) doivent servir à atteindre ce but ;
  • d’une manière générale toutes les informations requises pour le dépôt auprès des autorités compétentes.

Il peut y avoir d’autres mentions obligatoires si l’association veut être reconnue d’utilité publique (les donateurs peuvent alors déduire une partie de leurs dons de leur déclaration de revenus, loi Coluche), si c’est une association sportive ou organisant des activités de jeunesse, ou bien si l’association veut adhérer à une fédération (voir alors les statuts de la fédération)….

Pour permettre un bon fonctionnement, les statuts doivent permettre le fonctionnement au jour le jour, mais aussi la gestion de crise : définir qui a le pouvoir de décision, qui peut dissoudre l’association, comment résoudre une situation de blocage, comment reprendre l’association si personne ne s’en occupe pendant plusieurs années, qui peut adhérer, comment on perd sa qualité de membre…

L’association peut avoir un règlement interne, qui peut se modifier plus facilement que les statuts et permet de s’adapter plus rapidement à des situations nouvelles.

Tout adhérent a le droit d’avoir un exemplaire des statuts, avant l’adhésion ou même après.

  1. LE RECEPISSE DE DECLARATION D’EXISTENCE

Après réception de la déclaration d’association, l’autorité compétente délivre, dans un délai n’excédant pas trois mois à compter de la date de dépôt de la déclaration, un récépissé de déclaration d’existence de l’association. Passé ce délai, le silence de l’autorité compétente emporte la reconnaissance de l’existence de l’association et autorise les formalités de publication. L’autorité administrative locale compétente qui délivre un récépissé de déclaration d’existence d’une association doit, dans le délai d’un mois transmettre au ministre chargé des Libertés publiques, le dossier complet de l’association conforme aux prescriptions en vigueur, ainsi qu’une copie du récépissé de déclaration

Dans un délai de un mois, à partir de la date de délivrance du récépissé de déclaration, les dirigeants de l’association sont tenus de faire procéder à l’insertion au Journal officiel d’un extrait du récépissé contenant la date de la déclaration, la dénomination et l’objet de l’association, l’indication de son siège social, les noms et adresses des membres de son organe dirigeant, en payant les frais exigés en la matière. Toute personne a le droit de prendre communication, soit auprès des services du ministre chargé des Libertés publiques, soit auprès de ceux de l’autorité administrative locale compétente, des statuts et déclarations de toutes associations légalement identifiées. Elle peut s’en faire délivrer, à ses frais, copie ou extrait.

  1. DES DIFFERENTS TYPES D’ASSOCIATION

Les règles régissant la liberté d’association diffère d’un pays à l’autre. Au Burkina Faso, elle est régit par la loi N°Loi N° 10/92/ADP Du 15 décembre 1992 dont l’article 1 stipule que « Est Association, au sens de la présente loi, tout groupe de personnes physiques ou morales, nationales ou étrangères, à vocation permanente, à but non lucratif et ayant pour objet la réalisation d’objectifs communs, notamment dans les domaines culturel, sportif, social, spirituel, religieux, scientifique, professionnel ou socio-économique » .

Au regard de la loi française de 1901 et de la loi burkinabè de 1992, la constitution d’une association à l’origine a un objectif autre que le partage des bénéfices entre ses membres. Toutes fois, selon l’évolution des activités des associations et groupements, on distingue de nos jours les associations à caractère non lucratif et celles qui ont un caractère lucratif

  1. Association à but non lucratif

Une association à but non lucratif est une association qui n’a pas pour but de partager les bénéfices résultant de l’activité entre ses membres. Cela ne signifie pas que l’association a l’interdiction de réaliser des bénéfices. Mais ses membres ou fondateurs ne doivent pas partager les éventuels bénéfices entre eux.

Seul le partage des bénéfices entre les membres est susceptible d’entrainer sa requalification en société  créée de fait, ce qui aurait pour conséquence de rendre l’association redevable des impôts commerciaux : impôts sur les sociétés, taxe professionnelle, TVA…

À défaut, l’association peut être considérée comme une société créée de fait, civile ou commerciale selon la nature de l’activité, avec les conséquences juridiques et fiscales qui en résultent.

On estime que l’activité d’une associative est non lucrative si elle répond aux quatre conditions suivantes :

  • elle répond à un besoin inassouvi sur le marché,
  • elle est gérée de façon désintéressée,
  • son activité n’est utile qu’à la poursuite de son projet,
  • les bénéfices sont entièrement réinvestis.
  1. Association à but lucratif

Une association à but lucratif est une association loi 1901 qui exerce une activité commerciale. Sa création demande des statuts particuliers, une comptabilité des membres et une comptabilité commerciale. Le but lucratif de l’association est donc constaté au vu des activités réelles du groupement. La fiscalité appliquée à l’association sanctionne alors le fait qu’elle sorte du cadre défini par la loi de 1901.

C’est aussi une association qui tend à devenir une société. Ci-dessous les différents points qui la caractérisent :

        i.            Les statuts

Lors de la rédaction de vos statuts, vous devez préciser très clairement où se situe l’objectif de la l’association et l’activité commerciale.

Ensuite, pensez à détailler le rôle des membres du bureau, car leur rétribution doit apparaître. Il est vrai que ces membres ne peuvent pas toucher de salaire, mais vous pouvez les rétribuer sous forme de consultation d’expert.

     ii.            L’activité commerciale

Vous pouvez vendre des produits qui sont proches de votre activité, mais vous pouvez participer à des manifestations hors secteur. La participation à une vente de restauration lors d’une fête nationale, ou à un loto.

Malgré tout, préférez des produits de votre fabrication, générateur d’emploi, une démarche qui reste cohérente.

   iii.            La comptabilité

Il faut mettre en place une comptabilité pour les membres (imposable selon des taux associatifs bien moins onéreux) et une autre pour l’activité commerciale (taxé pour les impôts et la TVA).

   iv.            Les profits

Les profits issus des ventes commerciales peuvent être utilisés pour l’association et réinvestis. Très souvent réinvestir dans l’immobilier, l’association crée une SCI en achetant des biens immobiliers.

      v.            Le type d’activité concerné

Toutes les activités associatives sont concernées. On observe surtout des associations culturelles plus enclines à développer ce genre d’organisation.

   vi.            Evolution vers une société

L’évolution vers une société type SARL semble couler de source. Attention, la gestion d’une société est différente, de par son coût plus élevé et le fonctionnement d’une entreprise implique le recrutement de salariés.

 vii.            Entreprendre avec une association

Vous désirez entreprendre, mais vous n’avez pas de budget. Ce type d’association est un bon moyen de tester vos produits et d’éprouver vos collaborateurs en tant que futurs associés.

viii.            Communication

Le fait d’être une association à but lucratif ne vous enlève pas votre image d’association. Pour communiquer sur votre activité, un bon moyen est de créer un site pour une association présentant votre objectif désintéressé et un autre site pour votre activité commerciale.

En somme la constitution d’une association reste libre et sans frais. Toute fois pour que l’association ait une existence juridique, il faudrait la déclarer en vertu des lois en vigueur dans le pays afin d’obtenir un récépissé qui permettra à l’association d’exercer pleinement ses droits et de bénéficier des avantages y relatifs. Selon l’objectif poursuivi par les membres initiateurs de l’association, on distingue les associations à but non lucratifs et celles à but lucratif.

La formation dans les ONG et Associations
décembre 9, 2014
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Les Organisations Non Gouvernementales (ONG) et Associations sont des structures qui œuvrent au développement local et au renforcement de la société civile nationale. Elles contribuent au développement économique et social en intervenant presque dans tous les domaines (démocratie, droit de l’homme, éducation, agriculture, élevage, santé, micro crédit, etc.). Dans tous les pays, qu’elles soient informelles, reconnues, éphémères, de grande ou de petite taille, les ONG et les Associations sont à la fois le lieu d’expression des intérêts de partisans et un moyen d’atteindre les objectifs qu’ils se fixent. Si les ONG et Associations intéressent un nombre croissant de personnes, c’est qu’elles sont amenées à jouer un rôle de plus en plus important dans le développement.

Pour toute ONG ou Association qui cherche à former des groupes en vue d’une action de développement, la communication est une composante essentielle de son travail. S’il est vrai que la communication ne peut à elle seule engendrer le développement, il est aussi vrai qu’une communication insuffisante rend le développement plus lent et plus difficile, en même temps qu’elle entrave la participation populaire. Aussi, les fondamentaux et les principes de base pour donner une forme à votre vision, organiser le contenu et conduire efficacement les programmes et projets sont essentiels à connaitre pour bâtir une organisation crédible et durable pouvant apporter le changement dans la vie des populations.workshop

Aujourd’hui, il convient de bien communiquer, de mobiliser les énergies pour emporter l’adhésion des intelligents et des cœurs à des valeurs et objectifs communs. Or la mise en œuvre d’un système de communication nécessite une meilleure organisation des structures, des personnes qualifiées et chargées à cette tâche. D’où un besoin de formation dans les ONG et les Associations.

Un besoin de formation, c’est l’écart entre les compétences actuelles des membres et celles qui sont requises pour réaliser une tâche ou atteindre un résultat souhaité. L’identification des besoins de formation consiste à mesurer cet écart, c’est-à-dire à cerner les compétences à acquérir ou à améliorer. C’est une phase cruciale pour le succès de la formation parce qu’elle permet:

  • de se donner une vision globale de sa situation afin d’élaborer un plan de formation et d’intervention cohérent;
  • de s’assurer que les problèmes de rendement liés à une formation insuffisante seront bien cernés;
  • de s’assurer d’investir dans le développement de compétences qui méritent une amélioration;
  • d’instaurer, lorsque cette phase est réalisée en collaboration avec les membres, un climat favorisant l’apprentissage et l’amélioration continue.

Etablir les priorités de formation

Etablir les priorités, c’est choisir d’investir ses efforts de formation là où ils rapporteront le plus, compte tenu des contraintes. Les critères suivants peuvent servir de points de repère pour définir les priorités de formation de:

  • l’importance de l’écart entre la compétence d’un membre, ou d’un groupe de membres, et la compétence souhaitée;
  • l’importance de la compétence pour le succès des activités de l’ONG;
  • le degré d’urgence de la situation;
  • le degré de facilité avec lequel il est possible d’améliorer la compétence en question.

Elaborer un plan de formation

Lorsque les priorités sont définies, il faut planifier la formation en décrivant les objectifs d’apprentissage, les moyens utilisés pour développer la compétence, les membres qui devront être formés, ainsi que l’échéancier.