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La cotisation dans les organisations: mode d’emploi
décembre 9, 2014
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La cotisation se définit comme la participation des membres aux charges de fonctionnement de l’association, et la contrepartie du droit moral attaché à leur qualité de membre (droit de participer aux assemblées générales, d’être électeur et éligible au conseil d’administration ou à d’autres postes prévus dans les statuts de l’association).

 

L’institution d’une cotisation n’est pas une obligation.

Il s’agit d’une faculté offerte aux associations ; le paiement d’une cotisation n’est donc obligatoire pour les membres que si les statuts ou une disposition législative ou réglementaire le prévoient dans votre pays ou l’organisme qui régit la création des associations.

La cotisation revêt un caractère périodique. Elle est due une fois par an (même si elle peut éventuellement être versée en plusieurs fois). Elle se distingue en cela du droit d’adhésion (ou droit d’entrée), prévu dans certaines associations, qui n’est versé qu’une seule fois, lors de l’acquisition de la qualité de membre.

En fonction du type d’organisation et des activités menées, la cotisation peut être une source de revenu pour l’association. Tout dépend des capacités des membres. La capacité de l’organisation à contribuer par exemple dans le budget d’un projet peut motiver un donateur. Mais il est dangereux de faire croire aux organismes de financement que l’association peut faire un apport financier substantiel, alors qu’il n’en est rien. Il y va de votre crédibilité.

Le montant de la cotisation

Il est possible d’imposer le paiement d’une cotisation à certaines catégories de membres seulement ; de même, il est possible de prévoir un montant de cotisation différent selon les catégories de membres.

Néanmoins, au sein d’une même catégorie de membres, la cotisation doit être identique ou calculée selon les mêmes bases ou barèmes.

Bon à savoir :

Pour des associations composées de nombreux membres, il est vivement conseillé d’imposer le paiement d’une cotisation, même d’un montant minime, ne serait-ce que pour formaliser l’engagement d’un membre et le renouvellement de son adhésion…

Les conséquences du non-paiement de la cotisation

Il est utile que les statuts de l’association précisent les conséquences du non-paiement de la cotisation. Ils peuvent ainsi prévoir que le non-paiement de la cotisation à une date fixée entraîne automatiquement la perte de la qualité de membre. Dans ce cas, les instances dirigeantes de l’association n’ont pas à intervenir.

Ils peuvent également prévoir que le non-paiement de la cotisation justifie une radiation prononcée par le conseil d’administration ou le bureau. Dans ce dernier cas, la qualité de membre subsiste tant que la radiation n’a pas été effectivement prononcée.

La cotisation n’est qu’une des sources pour l’association pour disposer de ressources pour son fonctionnement. Il est important qu’elle soit effective et consacre la qualité de membre de chaque participant.

Le fonctionnement des ONG : entre indépendance, légitimité, et besoin de financement
décembre 9, 2014
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Les ONG sont aujourd’hui un des moyens les plus fiables pour aider les populations dans le besoin. En effet, bien qu’elles aient des terrains d’actions différents, elles agissent toutes dans un but précis: aider, sensibiliser, éduquer, dénoncer… Dans la mise en œuvre de leurs actions, les ONG ont besoin d’un important apport de fonds. Ces derniers peuvent être soit publics, soit privés.  Mais de plus en plus, principalement pour une question d’autonomie et de crédibilité, les ONG privilégient les fonds privés.adem2-281x202

En effet,  La  question de l’indépendance des ONG est liée à plusieurs facteurs tels que la question du financement, et les enjeux de transparence. Depuis des décennies, les ONG se clament indépendantes aux yeux du monde. Seulement, ce qui leur permet d’exister et de travailler, c’est-à-dire les fonds, se font de plus en plus rares, et certaines sont forcées d’accepter les subventions d’Etats. La plupart se disent apolitiques, et ne visent pas le lucre. Il arrive qu’elles parviennent à travailler, coopérer et établir une certaine forme de relation avec les pouvoirs politiques et les administrations gouvernementales. De ce fait, la question de leur légitimité se pose et elle ne peut simplement se résumer aux bienfaits apportés aux bénéficiaires de leurs actions car elle ne se différencierait pas de celle des pouvoirs politiques.

La plupart du temps, leur création témoigne de la capacité de l’homme à s’indigner et à agir face à une situation qu’il considère intolérable.
Mais aujourd’hui, alors que la croissance des ONG leur permet d’occuper une partie  de la scène publique, et que leur influence leur permet de faire porter la voix des plus vulnérables, elles sont de plus en plus parties prenantes des jeux des pouvoirs et courent ainsi le risque d’être instrumentalisées, et de se compromettre avec des acteurs étatiques ou des bailleurs internationaux.   La vigilance est donc de mise, pour ne pas se laisser apprivoiser et perdre de vue ses objectifs principaux. Aussi, plus une organisation sera en possession de fonds propres, plus elle pourra choisir ses terrains d’interventions, même si ces derniers ne sont pas plébiscités par une quelconque institution.

En revendiquant le droit d’agir au nom de l’intérêt de la société, elles pourraient créer leur légitimité à partir de la qualité, de l’efficacité et de la réussite de leurs programmes ainsi qu’en obtenant la satisfaction des bénéficiaires.

Rose Konaté (Consultante, Spécialiste du management des associations)

Mesurer les résultats de votre organisation
décembre 9, 2014
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Mesurer les résultats de vos programmes d’organisation sans but lucratif n’est pas facile, mais c’est crucial. Connaitre l’efficacité de vos programmes pourrait vous guider dans votre planification à long terme, vous aider à vous corriger bien sûr, et rassurer vos donateurs que votre organisation est digne de confiance. Un institut américain spécialiste des organisations humanitaires, fait l’évaluation des associations caritatives en vue de formuler des recommandations à leurs clients fortunés sur où investir leurs dons philanthropiques. Leurs conseils aux organismes de bienfaisance au sujet d’évaluation des résultats incluent les conseils suivants:work

 

  • Contentez-vous de ce que vous savez. Ne rendez pas la mesure plus difficile qu’elle doit être. S’en tenir à ce qui vous passionne en tant qu’organisation. Discutez de l’impact que n’importe qui peut comprendre. Vous n’avez pas besoin d’être abstrait et théorique.
  • Pensez en termes de changement. Qu’est-ce que votre organisation cherche à changer dans sa communauté, dans la vie des gens, dans les conditions socio-économiques, la politique de soins de santé, l’environnement, etc…? Déterminez quel est le changement que vous cherchez à apporter, et ensuite la manière de mesurer ces changements. Lorsque vous réussissez à changer le statu quo, c’est un résultat … le résultat que vous et vos collègues vouliez réaliser. Assurez-vous de bien le noter.
  • Faites-le simplement. Il vaut mieux mesurer un ou deux aspects des résultats de votre programme, qui sont au centre de ce que vous faites, que d’essayer de tout mesurer. Vous risqueriez de vous engager sur trop de pistes sans aucune assurance de succès.
  • Demandez-vous: «Et alors? » : Les chiffres seuls ne prouvent rien. Vous pourriez donner une formation professionnelle à 5000 personnes, mais en quoi cela peut contribuer à améliorer leur vie? Qu’ont fait ces gens-là comme un résultat de ce que vous avez fourni? Combien parmi ces bénéficiaires ont effectivement obtenu un emploi et ont amélioré leur vie à la suite? Suivez vos actions jusqu’à leur aboutissement.
  • Collectez des données variées. Ne soyez pas snob avec des chiffres à l’exclusion des faits, ou l’inverse. Valorisez à la fois les données qualitatives et quantitatives. Obtenez les feedbacks des clients et des bénéficiaires. Recueillez des histoires et des témoignages.
  • Demandez et redemandez. Découvrez comment vos services fonctionnent en posant la question à la population que vous servez. Recherchez fréquemment, à l’aide d’enquêtes, interviews, et de questions simples posées dans une variété de paramètres. Faites le suivi à des intervalles réguliers pour mesurer les effets à court, moyen et à long termes.
  • Cherchez des informations pour au moins trois publics cibles :
    Mesurez les résultats tout en gardant à l’esprit vos besoins internes (votre conseil d’administration, planification à long terme des besoins); vos bailleurs de fonds (organismes de financement et donateurs), et vos parties prenantes en général (les usagers, le public, les bénévoles, les médias). Collectez/Mesurez les résultats qui peuvent être utilisés dans tous ces milieux et avec tous ces publics.
  • Mettez en place des systèmes adéquats. Lorsque vous commencez à mesurer et collecter des données, vous aurez besoin d’un endroit pour recueillir, analyser et stocker toute ces informations. Mettre en place des feuilles de calcul, concevoir une base de données, ou développer un système en ligne.
  • Traitez la mesure comme un investissement. Il vous faudra du temps, du travail et des fonds pour mesurer vos résultats. Mais il sera payant de différentes manières. Il y aura une confiance accrue dans votre organisation et un meilleur financement des projets pour les personnes qui bénéficient de votre travail.
Gérer une association: les règles de base
décembre 9, 2014
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L’organisation de l’association

A part la tenue du registre spécial,  il n’y a véritablement aucune obligation de base pour gérer une association. Pourtant faire vivre son association loi 1901 nécessite de posséder ou d’acquérir différentes catégories de compétences. Attention, notamment aux  responsabilités associatives que les assurances ne couvrent que dans la mesure où vous aurez mis en place toutes les actions de préventions nécessaires.201311101580-full

Il vous faudra être  animateur,  responsable d’entreprise,  comptable, autant de tâches à apprendre à maîtriser rapidement. Faites-vous accompagner par les lieux ressources, maisons des associationscrib (centre de ressources et d’information des bénévoles), délégués départementaux à la vie associative, et constituez-vous une bonne documentation. Apprenez à vous répartir les tâches et à travailler collectivement pour éviter l’épuisement.

La comptabilité de l’association loi 1901

Bénéficier d’une subvention pour votre association, obtenir un prêt bancaire, employer un salarié dans l’association, bénéficier de la mise à disposition d’équipements publics, gérer des manifestations associatives ou mettre en place une activité économique associative sont autant de situations qui nécessiteront que votre association respecte le plan comptable associatif . Si vos activités sont réduites la comptabilité peut être gérée avec un simple tableur. Au-delà, vous devrez avoir recours à un expert-comptable. La certification par un commissaire aux comptes n’est obligatoire qu’à partir de 150 000 euros de subvention.

Le fonctionnement de l’association

Gérer une association c’est aussi assurer son fonctionnement juridique, gérer les adhésions et leurs renouvellements, organiser les assemblées générales annuelles, réunir son conseil d’administration régulièrement et s’assurer que le bureau et le président de l’association ont bien reçu les mandats nécessaires à leur activité. Le fonctionnement de chacune de ces instances nécessite une préparation soignée :

  • envoi des convocations et de l’ordre du jouren temps et en heure et en respectant les règles prévues dans vos statuts ou votre règlement intérieur ;
  • préparer vos réunions(qui doit participer ? Qui prend part aux votes ? Comment sont prises les décisions (quorum, pouvoirs, majorité, etc.) ?
  • faire un relevé des décisions actées et diffuser les comptes-rendus aux personnes concernées.

Les formalités obligatoires

Vous devrez aussi vous assurer  que votre association remplit bien toutes les formalités légales liées à son activité :

  • déclaration de l’association, de ses modifications (statutaire ou de dirigeants), de sa dissolution ;
  • assurancede la structure, de ses différentes activités, de ses bénévoles et éventuellement de ses salariés ;
  • déclaration de ses salariés (embauche, paie, départ) ;
  • déclaration ponctuelle et autorisation lors de la mise en place d’une manifestationpublique, d’un spectacle, d’un loto ;
  • agrémentsà obtenir dans le cadre de certaines activités (jeunesse, tourisme, environnement).

Si vous avez des questions, posez-les ci-dessous, des membres vous répondront.