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Le bénévolat : véritable défi pour les associations en Afrique

Toutes les associations ont besoin de bénévoles : sans bénévoles comment revivifier un conseil d’administration ? Comment disposer des compétences nécessaires à la mise en œuvre de certains projets ? Comment assurer des opérations de relation publique ? Comment organiser des collectes de fonds ? Enfin, comment mener à bien un projet associatif sans avoir les moyens financiers d’engager du personnel salarié?

Le bénévolat est en cela un véritable enjeu stratégique pour le secteur associatif, surtout chez nous en Afrique. Si l’engagement bénévole en volume n’a pas connu de crise ces dernières années, il est en revanche en mutation : reflet de la société, il est influencé par l’ère nouvelle de la communication et de la consommation, par le recul des anciennes institutions structurant l’engagement collectif (partis politiques, syndicats, églises…), par le vieillissement de la population, etc.

C’est ainsi, par exemple, que les associations rencontrent des soucis d’adéquation entre le souhait de s’engager et le besoin de professionnalisation des activités (la « bonne volonté » ne suffit plus) ou bien de fidélisation des bénévoles (le « zapping » touche aussi les formes individuelles d’engagement).

De façon générale, les pouvoirs publics et les principales instances de réflexion sur le bénévolat (les partenaires financiers et les agences gouvernementales chargées des ONG et associations notamment…) souhaitent son évolution notamment vers davantage de « professionnalisation » tout en cherchant à intégrer des jeunes dans les associations. Cependant, il est important que le souhait légitime de développer des activités de qualité ne décourage pas, par excès de formalisme interne ou de réglementation juridique, les initiatives et les engagements individuels : l’envie de se retrouver ensemble pour mener une action commune désintéressée ou d’assouvir sa passion (culturelle, sportive, etc.) doit demeurer au cœur du projet associatif et de la motivation des bénévoles.

Si le bénévolat est la clef de voûte de la liberté d’association, comme toute liberté celle-ci est encadrée : dans ce guide, vous trouverez une aide pour connaître votre rôle et votre place dans votre association. Il vous accompagne dans la compréhension puis l’application directe au sein de votre association des réglementations spécifiques à chaque « type » de bénévolat et des démarches administratives à effectuer. Il traite également des risques encourus par les bénévoles, des règles comptables et fiscales applicables au bénévolat, mais encore de la formation des bénévoles…

Il existe bien entendu une différence entre bénévolat et volontariat. Donner un peu de son temps pour la cause d’une association est différent d’apporter son expertise pour réaliser des objectifs techniques précis sans attendre une rémunération à la hauteur de ses capacités.

Nous attendons vos questions et commentaires pour approfondir les réflexions.

Le fonctionnement des ONG : entre indépendance, légitimité, et besoin de financement
décembre 9, 2014
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Les ONG sont aujourd’hui un des moyens les plus fiables pour aider les populations dans le besoin. En effet, bien qu’elles aient des terrains d’actions différents, elles agissent toutes dans un but précis: aider, sensibiliser, éduquer, dénoncer… Dans la mise en œuvre de leurs actions, les ONG ont besoin d’un important apport de fonds. Ces derniers peuvent être soit publics, soit privés.  Mais de plus en plus, principalement pour une question d’autonomie et de crédibilité, les ONG privilégient les fonds privés.adem2-281x202

En effet,  La  question de l’indépendance des ONG est liée à plusieurs facteurs tels que la question du financement, et les enjeux de transparence. Depuis des décennies, les ONG se clament indépendantes aux yeux du monde. Seulement, ce qui leur permet d’exister et de travailler, c’est-à-dire les fonds, se font de plus en plus rares, et certaines sont forcées d’accepter les subventions d’Etats. La plupart se disent apolitiques, et ne visent pas le lucre. Il arrive qu’elles parviennent à travailler, coopérer et établir une certaine forme de relation avec les pouvoirs politiques et les administrations gouvernementales. De ce fait, la question de leur légitimité se pose et elle ne peut simplement se résumer aux bienfaits apportés aux bénéficiaires de leurs actions car elle ne se différencierait pas de celle des pouvoirs politiques.

La plupart du temps, leur création témoigne de la capacité de l’homme à s’indigner et à agir face à une situation qu’il considère intolérable.
Mais aujourd’hui, alors que la croissance des ONG leur permet d’occuper une partie  de la scène publique, et que leur influence leur permet de faire porter la voix des plus vulnérables, elles sont de plus en plus parties prenantes des jeux des pouvoirs et courent ainsi le risque d’être instrumentalisées, et de se compromettre avec des acteurs étatiques ou des bailleurs internationaux.   La vigilance est donc de mise, pour ne pas se laisser apprivoiser et perdre de vue ses objectifs principaux. Aussi, plus une organisation sera en possession de fonds propres, plus elle pourra choisir ses terrains d’interventions, même si ces derniers ne sont pas plébiscités par une quelconque institution.

En revendiquant le droit d’agir au nom de l’intérêt de la société, elles pourraient créer leur légitimité à partir de la qualité, de l’efficacité et de la réussite de leurs programmes ainsi qu’en obtenant la satisfaction des bénéficiaires.

Rose Konaté (Consultante, Spécialiste du management des associations)