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Typologie des Acteurs Non Étatiques (selon le FED)
décembre 10, 2014
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Définition d’acteur non étatique (ANE)

La définition d’acteurs non étatiques ou de société civile ne peut pas avoir un caractère univoque et universel. Comme affirmé par l’Accord de Cotonou chaque pays ACP peut définir en fonction de son propre contexte quels sont les acteurs collectifs appartenant à la société civile (SC) ou plus en général quels acteurs rentrent dans la notion d’acteurs non étatiques.

Inclusivité vs. sélectivité

Compte tenu des contraintes liées à la grande variabilité de la notion d’ANE et de société civile dans chaque pays ACP, il est toutefois fondamental qu’une notion soit établie à partir des éléments et caractéristiques communs à chaque contexte particulier. Cette notion doit tenir compte d’une double exigence :

  • d’une part, la capacité inclusive de la notion d’ANE et de SC pour ne pas exclure des acteurs fondamentaux aux fins de leur contribution au développement ;
  • d’autre part, la capacité sélective de la notion même.

Quant à l’inclusion, le concept doit tenir compte de la pluralité – en termes de multiplicité et hétérogénéité – des formes organisationnelles propres aux acteurs non étatiques et plus particulièrement à la société civile, où les formes associatives, souvent informelles, au niveau de la base ont la même légitimité politique et sociale que les plates-formes, les réseaux et les ONG (féminines, de développement, des droits de l’hommes, etc.) placés à un niveau intermédiaire. La notion de « hiérarchie » n’a en fait pas lieu d’exister entre les différents niveaux.

Mais les concepts d’acteur non étatique et de société civile doivent avoir également une capacité sélective. En effet, si d’une part il faut que le concept comprenne tous les acteurs collectifs qui sont à l’œuvre pour le développement social, économique et culturel du pays, il faut qu’on soit à mesure, d’autre part, de pouvoir opérer une sélection objective au détriment de tous ceux qui, au sein de la même société, agissent exclusivement selon un intérêt particulier.

Ce deuxième caractère sélectif du concept permet de faire la distinction entre les acteurs collectifs de différente nature orientés à la responsabilité sociale et les entités qui n’ayant pas une véritable assise associative ne sont que l’expression de l’action de quelques individus, n’agissant souvent que pour leur propre intérêt.

Selon cette approche, les acteurs non étatiques, et plus particulièrement la société civile, sont constitués par l’ensemble des acteurs collectifs qui agissent au niveau local, régional ou national et qui sont porteurs d’une orientation à la responsabilité sociale, c’est-à-dire qu’ils expriment une intentionnalité et opèrent en faveur du développement social et économique de leur propre territoire dans l’intérêt de la collectivité, souvent à travers la production de biens ou de services d’intérêt public.

La dialectique secteur privé/société civile

La notion d’acteur non étatique est assez large et comprend plusieurs familles d’acteurs qui ne sont pas homogènes et qui ont des vocations complémentaires mais tout à fait différentes. L’importance de cette différence a une valeur uniquement pratique. En effet au niveau des PIN, on se réfère souvent à la notion d’acteurs non étatiques mais en réalité c’est la société civile qui est considérée dans la plupart des cas comme le bénéficiaire de programmes d’appui et de renforcement de capacités.

Au-delà de quelques expériences, pour ainsi dire « limites », la nature et la logique de l’appui au secteur privé et à la société civile ne sont pas véritablement compatibles au sein d’un même programme de renforcement de capacités si elles sont abordées de la même manière. Si par exemple, l’aspect de la vie démocratique et associative ou encore celui de l’action en faveur des plus démunis est un des critères fondamentaux même au niveau de l’éligibilité pour les organisations de la société civile, ces aspects n’ont pas beaucoup de sens pour le secteur privé.

Bien que le secteur privé ait une importance primordiale aux fins du développement durable – importance par ailleurs mise en évidence et soulignée au niveau des nouvelles élaborations en matière de politiques de développement de l’UE et au niveau de la nouvelle stratégie communautaire pour le continent africain – son rôle est plutôt lié à la sphère économique et beaucoup moins à celle du développement social et au processus de démocratisation en cours dans la plupart des pays ACP, notamment en Afrique sub-saharienne.

Les différents niveaux de structuration

De plus en plus, on remarque la tendance à identifier les acteurs non étatiques comme des ONG et particulièrement des ONG de développement. Bien que leur importance ait été fondamentale dans de nombreux pays aux fins du processus de démocratisation et de légitimation du multipartisme, on risque d’oublier les autres acteurs collectifs tant au niveau du secteur privé non lucratif qu’au niveau du mouvement associatif de base. Quant à ce dernier, il se présente souvent sans structure formelle ni reconnaissance officielle de la part de l’Etat et ce, malgré son rôle primordial en termes d’identification de solutions efficaces pour le développement durable et la gouvernance locale.

Par ailleurs, on ne peut pas négliger la réalité des organisations faîtières qui ont souvent un rôle incontournable dans les actions de plaidoyer et de lobbying vis-à-vis de l’Etat surtout en matière d’élaboration de politiques sectorielles.

Cette typologie permet d’éviter toute confusion sur le rôle et le positionnement de chaque acteur au sein de la société d’un pays, mais aussi d’éviter la mise en concurrence entre acteurs qui ne peuvent pas partager le même point de départ. En effet, les valeurs, la mission des organisations, les compétences techniques, le fonctionnement, le leadership d’un acteur de base ne peuvent pas être comparés avec ceux d’une organisation faîtière de niveau supérieur même s’ils agissent dans le même secteur ou domaine d’activités.

La typologie se base sur quatre niveaux d’analyse (ou de structuration) qui sont présentés dans la figure ci – après. Dans cette figure, chacune des 4 grandes flèches reportées dans la colonne de gauche représente un des 4 niveaux de structuration des acteurs non étatiques, à savoir (du haut vers le bas) : les organisations faîtières de quatrième niveau ; les organisations faîtières de troisième niveau ; les organisations intermédiaires et d’accompagnement ; et les organisations de base.

Quant aux petites flèches noires, elles représentent le flux de communication et les relations verticales et horizontales entre organisations.

Schema fiche 2.PNG Source: Maurizio Floridi and Beatriz Sanz Corella
En ce qui concerne les quatre niveaux d’analyse des acteurs non étatiques, le tableau ci-après reporte leurs principales caractéristiques, missions et vocations.

Les plates-formes et les espaces de concertation, qui composent le quatrième niveau, sont constitués « d’organisations faîtières » (c’est-à-dire, composées souvent de réseaux, coordinations, etc.) et se caractérisent par leur degré de souplesse et de perméabilité (la structuration est pratiquement inexistante ; souvent il n’existe pas une formalisation de la relation entre les membres). Elles sont créées pour « faire front commun » face à une problématique externe commune, face aux pouvoirs publics, etc.

Le troisième niveau est composé par les organisations faîtières (particulièrement les coordinations, les fédérations et les réseaux) qui sont constituées par un groupe d’organisations et d’acteurs qui décident de s’associer et de collaborer selon une logique thématique et/ou géographique. L’organisation fruit de cette collaboration est souvent conçue comme un espace d’échanges, de communication et de concertation entre les organisations membres et comme un outil pour la prestation de services aux organisations membres dans des domaines tels que le renforcement de capacités, la projection à l’extérieur, la défense des intérêts collectifs, le plaidoyer et le lobbying, etc.

Le deuxième niveau concerne les acteurs formellement constitués et avec un niveau avancé de structuration travaillant au bénéfice de la population et des formes organisationnelles du premier niveau, qu’ils accompagnent. Les ONG de développement, les organisations à but non lucratif d’accompagnement des dynamiques de développement, les organisations socioprofessionnelles, les associations des droits de l’homme, les organisations syndicales, etc. appartiennent à cette typologie.

Le premier niveau concerne les organisations de base (grass roots organisations) – coopératives, organisations socio-économiques, organisations paysannes, organisations de femmes, de jeunes, associations culturelles et sportives, etc., constituées en milieu rural et urbain, sous l’initiative d’un groupe de personnes qui s’associent pour proposer des solutions aux problèmes du contexte local, défendre leurs droits ou améliorer leurs conditions de vie et d’accès aux services sociaux de base (santé, éducation, etc.).

Cette typologie d’acteurs non étatiques permet de comprendre, dès l’exercice de mapping, le positionnement des différents acteurs ainsi que les problèmes liés à chaque niveau et les solutions à préconiser dans le cadre des programmes d’appui et de renforcement de capacités des ANE.

The importance of a diversified strategy in NSA support programmes

While the experience of civil society support programmes under the 9th EDF has revealed a number of common features among NSA, it also made evident the need to adopt a diversified strategy, according to the specific characteristics of non-state actors. This strategy should take into account three aspects: differentiation by family of actor, differentiation by structural/organisational level of NSAs, and differentiation as regards of areas for capacity building.

L’importance de la stratégie de différenciation des acteurs dans les programmes d’appui aux ANE

Bien que l’expérience jusqu’ici menée dans plusieurs pays ait démontré des importants points de convergence de l’ensemble des acteurs non étatiques, les programmes 9ème FED, ont toutefois fait ressortir un besoin de différenciation en fonction de leurs particularités. La stratégie de différenciation doit tenir compte de trois aspects : la différenciation par famille d’acteurs, la différenciation par niveau de structuration des ANE et la différenciation par rapport aux sphères du renforcement de capacités.

La différenciation par familles d’acteurs

Pour ce qui est de l’appartenance des typologies d’acteurs aux trois familles d’ANE mentionnées par l’accord de Cotonou (Article 6 de l’accord) ; à savoir : la société civile, le patronat/secteur privé et les syndicats et partenaires économiques et sociaux, des différences importantes peuvent se présenter en fonction des pays.

Bien que l’objectif de l’action des trois familles d’ANE soit similaire, chaque famille peut apporter, tout en partant de sa propre spécificité, ses compétences et son expérience aux efforts que les pays ACP sont entrain de déployer pour atteindre le développement durable à travers la bonne gouvernance et le contrôle citoyen.

En général, appartiennent à la société civile les associations et organisations liées aux confessions religieuses, les groupes sportifs, les associations culturelles et les médias. Rentrent dans la famille des partenaires économiques et sociaux, outre les syndicats, les ordres et les associations professionnelles ou socioprofessionnelles, les centres de recherche et dans quelques pays les universités. Dans ce sens, la contribution de la famille de la société civile sera précieuse pour apporter son expérience en matière de politiques de développement et de prise en compte des groupes marginaux.

Le patronat (ou secteur privé) pourra, en ce qui le concerne, offrir son expérience et son expertise en matière de vision des dynamiques économiques visant l’accroissement de la richesse, ainsi que ses ressources pour la diversification et la mise en valeur des activités économiques.

Quant aux syndicats, leur contribution sera fondamentale non seulement pour véhiculer une notion de citoyenneté qui va au-delà de la logique de la revendication mais aussi pour la mobilisation du secteur informel.

Pour que chaque famille d’acteurs puisse donner sa pleine contribution, il est donc important de la mettre en condition de jouer son rôle dans le respect de sa vocation spécifique et de ses compétences techniques particulières.

La différenciation par niveau de structuration

Si les vocations et les caractéristiques des 4 niveaux de structuration des ANE diffèrent de manière importante, l’analyse et les stratégies d’intervention et d’appui devront donc tenir compte du rôle que chaque niveau joue et peut jouer davantage dans le développement des pays.

En effet, si les organisations de base de 1er niveau peuvent assurer la mobilisation sociale et l’ancrage territorial, les organisations de 2ème niveau (avec leurs points de force – surtout au niveau de la société civile) peuvent mettre à disposition leurs compétences parfois extrêmement pointues au service du développement.

Quant aux organisations faîtières de 3ème niveau, elles peuvent faciliter l’accès aux ressources de leurs membres, l’information et surtout la capitalisation des expériences. Ce niveau est également fondamental pour assurer une vision nationale des problématiques de la gouvernance et du développement, outre des actions de plaidoyer et de lobbying tant au niveau des politiques que des conditions opérationnelles de leurs organisations membres.

Enfin, les organisations faîtières de 4ème niveau ont un rôle primordial non seulement dans le dialogue politique sur les stratégies nationales de développement mais aussi au niveau de la coordination entre les différentes familles d’acteurs non étatiques.

La stratégie de la différenciation s’avère donc opportune et nécessaire pour que chaque niveau soit renforcé dans l’exercice de ses fonctions et prérogatives au service de l’intérêt collectif et du développement d’un pays.

Par ailleurs, il est important de reconnaître les différences majeures pour ce qui est de la structuration de chaque famille d’ANE, comme reporté dans le tableau ci-après.

Tableau fiche methodo n2.PNG
Comme on peut le constater, il est souvent impossible de distinguer pour le premier niveau une différence entre la famille de la société civile et celle du patronat ou secteur privé. Ou encore, il est très rare que l’on trouve des organisations de 4ème niveau chez la famille du secteur privé.

La différenciation par dimension de renforcement de capacités

Le renforcement de capacités des ANE ne peut pas se faire sans opérer une distinction et une analyse claire des bénéficiaires: les actions de renforcement de capacités doivent être individualisées en fonction des besoins de l’organisation bénéficiaire. Pour ce faire, il est fondamental que l’on sache à quel niveau on intervient : les actions qui concernent le niveau de l’organisation diffèrent de manière fondamentale de celles qui concernent le niveau du renforcement institutionnel du « secteur » (Cf fiche: Le renforcement des capacités: approches et modalités opérationnelles dans le cadre des programmes financés par le FED) société civile.

Il s’agit en d’autres termes, de concevoir les actions de renforcement de capacités des ANE comme un accompagnement. Cet accompagnement devra caractériser tant la phase d’identification des besoins que la mise en œuvre des actions de renforcement de capacités. En ce qui concerne le premier aspect, il est primordial de rappeler que les besoins en renforcement de capacités perçus par une organisation peuvent différer de manière importante par rapport aux besoins réels. Seule une activité d’accompagnement de l’acteur dans cette phase délicate pourra donc assurer une analyse efficace et un ciblage correct des actions à mener.

Quant au deuxième aspect, il s’agit d’assurer l’accompagnement des acteurs dans le processus du renforcement de leurs capacités à partir d’une distinction nette entre le niveau individuel, le niveau organisationnel ou le niveau institutionnel.

L’importance de la stratégie de la différenciation concerne tant les objectifs que les moyens. Une organisation peut avoir besoin uniquement d’être renforcée sur certaines compétences techniques ponctuelles pour lesquelles des moyens spécifiques du renforcement doivent être adoptés ou bien d’une intervention plus globale par exemple à travers un exercice de planification stratégique qui implique également la vérification de la mission de la part des membres de l’organisation même.

La question des organisations de base et des acteurs émergents

Les ressources mises à disposition des acteurs non étatiques par les bailleurs de fonds (ceci s’applique particulièrement à l’Union Européenne dont les instruments d’intervention – notamment le FED – sont assez lourds sur le plan des procédures) privilégient souvent les niveaux les plus structurés des organisations au détriment du reste des acteurs et plus particulièrement des organisations de base (organisations de 1er niveau).

Or, ces derniers représentent souvent les forces plus actives de la société et ce surtout au niveau local, là où la plupart des acteurs collectifs engagés n’ont pas des structures formelles ni sont reconnus officiellement. C’est à ce niveau, en effet, qu’ont lieu les grands changements en matière de développement social et économique mais aussi en matière de promotion de la libre expression politique, de promotion des droits de l’homme, de promotion du droit à la sécurité, de promotion du droit à l’éducation et à la santé, dans la gestion et la prévention des conflits, dans la lutte contre l’impunité et la corruption, dans la promotion des droits des travailleurs et des producteurs.

Un projet ou programme qui se veut un appui aux ANE ne peut pas négliger l’existence de ces nouveaux acteurs qui, en canalisant l’énergie sociale à la base, sont toujours plus orientés à agir selon une conscience profonde de leur responsabilité sociale tout en identifiant des solutions efficaces et innovatrices à la question du développement durable.

Miser sur ces acteurs émergents comporte la reconnaissance de ce qu’ils sont et ce qu’ils font. Pour qu’ils soient éligibles dans le cadre d’un programme de renforcement de capacités, soit on les adapte aux règles et procédures en les changeant profondément – voire même en les dénaturant – soit on adapte les règles et procédures à leurs identités et leurs caractéristiques. Dans ce sens tout programme de renforcement de capacités qui vise à les « structurer » ou les faire « évoluer » vers des formes associatives plus matures est voué à l’échec.

Sur le plan très concret de la mise en œuvre de projets et programmes d’appui aux acteurs non étatiques, il faut que les critères d’éligibilité pour l’accès aux fonds permettent d’atteindre ces acteurs émergents et que la typologie d’actions réalisables ne soit pas restreinte mais la plus large possible. En d’autres termes, il faut que le programme ou projet d’appui se base sur la demande de ces acteurs de base et non sur l’offre.

Références pour approfondir les connaissances

Références dans les textes de la Commission européenne

  • Guidelines on Principles and Good Practices for the Participation of Non-State Actors in the development dialogues and consultations. EC DG development. November 2004; § 3.1.2. Identifying NSA.
  • Etude de capitalisation des programmes d’appui au renforcement des capacités des ANE sous le 9ème FED. Lettre de marché 2008/162532. Rapport final. Rédigé par Maurizio Floridi, Beatriz Sanz et Stéphano Verdecchia. IBF. Juin 2009 ; § 1. Typologies d’ANE.
  • Evaluation of EC AID delivery through civil society organisations. Final report. Service Contract for the Evaluation (sectoral and thematic) of European Commission Programmes and Policies in Third Countries, relating to Social and Human Development issues. Contrat number EVA/116-833. Drafted by a consortium composed of PARTICIP, Cideal, Channel Research and South Research.
  • La participation des acteurs non-étatiques aux stratégies de réduction de la pauvreté, aux approches sectorielles et au suivi de la mise en œuvre de la politique. Projet janvier 2009. AIDCO/E/4 – Commission Européenne ; § 2. Définition de la société civile et Acteurs non Etatiques
  • Handbook on promoting good governance in EC development and cooperation. Draft. EC. EuropeAid Cooperation Office. Thematic Network on Good Governance. 2004

Source: CISOCH

Centrafrique : la Croix-Rouge appelle à une assistance immédiate
décembre 10, 2014
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Malgré les multiples efforts déployés par  la communauté internationale et les ONG humanitaires, les conditions de vie des populations restent précaires. Cette situation a conduit la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) et la Croix-Rouge locale à appeler les pays donateurs à « agir vite avant qu’il ne soit trop tard ».

« A présent, nous sommes plongés dans une catastrophe silencieuse de grande envergure. Les besoins humanitaires sont énormes et nécessitent un renforcement considérable des ressources pour apporter une réponse adéquate. C’est une question de vie ou de mort pour des centaines de milliers de personnes qui souffrent depuis très longtemps », a souligné Antoine Mbao Bogo, président de la Croix-Rouge locale.

En raison de l’insécurité et du manque de soutien, le personnel humanitaire est dans l’incapacité d’assurer des services efficaces et constants dans de nombreuses régions.

« Notre objectif est de couvrir tout le territoire », a relevé Jean-Moïse Modessi Mogedo qui dirige l’unité de gestion des catastrophes à la Croix-Rouge centrafricaine. « Nous devons redoubler d’efforts pour faire en sorte que les gens comprennent bien qui nous sommes et quels sont nos objectifs, de manière à pouvoir opérer dans un environnement plus sûr et toucher les plus vulnérables. », a-t-il insisté.

Les volontaires de la Croix-Rouge locale, bien que recrutés au sein de leurs communautés d’origine, ne sont souvent pas épargnés lors des affrontements entre différentes communautés. En août 2014, un volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine a été tué alors qu’il portait secours aux personnes déplacées. Un autre volontaire avait subi le même sort en mars dernier.

Pour Alasan Senghore, directeur de la zone Afrique à la FICR, en dépit de ces menaces, rien ne pourra les pousser à « abandonner la population centrafricaine à son sort. »

Un rapport de l’ONG humanitaire indique que le nombre d’habitants chassés de leurs foyers continue d’augmenter. Il évalue à plus de 410 000 le chiffre des personnes déplacées accueillies par des familles hôtes ou hébergées dans des camps. A Bangui, une quarantaine de sites abritent plus de 60 000 personnes. « Les pays environnants sont confrontés eux aussi à de sérieuses difficultés. La crise n’est plus seulement nationale, mais régionale.», précise le texte.

Sur le terrain, plusieurs forces internationales sont présentes pour tenter de restaurer la paix et la sécurité. Le 5 décembre dernier, alors que la force française Sangaris célébrait sa première année d’opération en sol centrafricain, Paris avait annoncé officiellement la réduction de ses effectifs de 2000 à 1500 soldats sur place.

« L’objectif est de partir pour dégager des moyens sur d’autres opérations. Il est prévu un retour au format de l’ancienne force de Boali  (400 à 600 hommes), dès que possible en 2015 », a avait précisé le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Source: Agence d’Information de l’Afrique Centrale

L’Association Togolaise des Consommateurs(ATC) plaide pour la baisse des prix des produits pétroliers.
décembre 9, 2014
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L’Association Togolaise des Consommateurs(ATC) a fait un point de presse le lundi 01er decembre 2014 pour demander au gouvernement la transparence dans la commande et la fixation des prix des produits pétroliers.

Depuis janvier 2014, le prix du baril de Brent (pétrole de la mer du Nord) a chuté de 35% la plus forte dégringolade depuis 2008. Pour l’ATC, le gouvernement ne fait aucun geste pour réviser à la baisse, les prix des produits pétroliers à la pompe et avance les arguments selon lesquelles:

  • Les derniers stocks commandés ne sont pas épuisés et
  • Les récentes commandes se sont faites à une période ou le cout du dollar était en hausse.

 » Nous avons addressé un courrier à Madame la ministre du commerce et de la promotion du secteur privé pour demander
1- La quantité de produits pétroliers achetée par le gouvernement chaque trimestyre depuis le début de l’année 2014.
2- Le montant débloqué chaque trimestre par le gouvernement pour l’achat des produits pétroliers.
3- La structure du prix des produits pétroliers en vigueur depuis la dernière hausse des prix intervenue en janvier 2014.
 » a déclaré Alandjou Agouta, le sécrétaire général de l’ATC.essence

Face à cette situation, l’Association Togolaise des Consommateurs

  1. Exige du gouvernement pour une question de transparence, la publication de la liste des « traders » ou compagnies soumissionnaires aux appels d’offres de commande des produits pétroliers.
  2. La publication de la frequence, du volume et des coûts des commandes des produits pétroliers qui doivent ^étre portée à la connaissance de la population togolaise
  3. Pour une question de transparence, l’ATC exige du gouvernement la publication de la structure actuelle du prix des produits pétroliers et qu’une étude sur la structure du prix de ces produits soit confiée à un groupe d’experts des universités du togo afin qu’elle soit delester des faux frais.
  4. Pour une question de transparence, l’ATC demande au gouvernement de prendre les dispositions qui s’imposent afin de ramener à la baisse dans les prochains jours, les prix des produits pétroliers à la pompe.
  5. L’Association Togolaise des Consommateurs(ATC) invite les consommateurs et la population à se tenir prêts pour tout appel à la mobilisation des les prochains jours afin d’obtenir du gouvernement une baisse du prix des produits pétroliers à la pompe.

Source: Lomecite.com

Le bénévolat : véritable défi pour les associations en Afrique

Toutes les associations ont besoin de bénévoles : sans bénévoles comment revivifier un conseil d’administration ? Comment disposer des compétences nécessaires à la mise en œuvre de certains projets ? Comment assurer des opérations de relation publique ? Comment organiser des collectes de fonds ? Enfin, comment mener à bien un projet associatif sans avoir les moyens financiers d’engager du personnel salarié?

Le bénévolat est en cela un véritable enjeu stratégique pour le secteur associatif, surtout chez nous en Afrique. Si l’engagement bénévole en volume n’a pas connu de crise ces dernières années, il est en revanche en mutation : reflet de la société, il est influencé par l’ère nouvelle de la communication et de la consommation, par le recul des anciennes institutions structurant l’engagement collectif (partis politiques, syndicats, églises…), par le vieillissement de la population, etc.

C’est ainsi, par exemple, que les associations rencontrent des soucis d’adéquation entre le souhait de s’engager et le besoin de professionnalisation des activités (la « bonne volonté » ne suffit plus) ou bien de fidélisation des bénévoles (le « zapping » touche aussi les formes individuelles d’engagement).

De façon générale, les pouvoirs publics et les principales instances de réflexion sur le bénévolat (les partenaires financiers et les agences gouvernementales chargées des ONG et associations notamment…) souhaitent son évolution notamment vers davantage de « professionnalisation » tout en cherchant à intégrer des jeunes dans les associations. Cependant, il est important que le souhait légitime de développer des activités de qualité ne décourage pas, par excès de formalisme interne ou de réglementation juridique, les initiatives et les engagements individuels : l’envie de se retrouver ensemble pour mener une action commune désintéressée ou d’assouvir sa passion (culturelle, sportive, etc.) doit demeurer au cœur du projet associatif et de la motivation des bénévoles.

Si le bénévolat est la clef de voûte de la liberté d’association, comme toute liberté celle-ci est encadrée : dans ce guide, vous trouverez une aide pour connaître votre rôle et votre place dans votre association. Il vous accompagne dans la compréhension puis l’application directe au sein de votre association des réglementations spécifiques à chaque « type » de bénévolat et des démarches administratives à effectuer. Il traite également des risques encourus par les bénévoles, des règles comptables et fiscales applicables au bénévolat, mais encore de la formation des bénévoles…

Il existe bien entendu une différence entre bénévolat et volontariat. Donner un peu de son temps pour la cause d’une association est différent d’apporter son expertise pour réaliser des objectifs techniques précis sans attendre une rémunération à la hauteur de ses capacités.

Nous attendons vos questions et commentaires pour approfondir les réflexions.

La cotisation dans les organisations: mode d’emploi
décembre 9, 2014
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La cotisation se définit comme la participation des membres aux charges de fonctionnement de l’association, et la contrepartie du droit moral attaché à leur qualité de membre (droit de participer aux assemblées générales, d’être électeur et éligible au conseil d’administration ou à d’autres postes prévus dans les statuts de l’association).

 

L’institution d’une cotisation n’est pas une obligation.

Il s’agit d’une faculté offerte aux associations ; le paiement d’une cotisation n’est donc obligatoire pour les membres que si les statuts ou une disposition législative ou réglementaire le prévoient dans votre pays ou l’organisme qui régit la création des associations.

La cotisation revêt un caractère périodique. Elle est due une fois par an (même si elle peut éventuellement être versée en plusieurs fois). Elle se distingue en cela du droit d’adhésion (ou droit d’entrée), prévu dans certaines associations, qui n’est versé qu’une seule fois, lors de l’acquisition de la qualité de membre.

En fonction du type d’organisation et des activités menées, la cotisation peut être une source de revenu pour l’association. Tout dépend des capacités des membres. La capacité de l’organisation à contribuer par exemple dans le budget d’un projet peut motiver un donateur. Mais il est dangereux de faire croire aux organismes de financement que l’association peut faire un apport financier substantiel, alors qu’il n’en est rien. Il y va de votre crédibilité.

Le montant de la cotisation

Il est possible d’imposer le paiement d’une cotisation à certaines catégories de membres seulement ; de même, il est possible de prévoir un montant de cotisation différent selon les catégories de membres.

Néanmoins, au sein d’une même catégorie de membres, la cotisation doit être identique ou calculée selon les mêmes bases ou barèmes.

Bon à savoir :

Pour des associations composées de nombreux membres, il est vivement conseillé d’imposer le paiement d’une cotisation, même d’un montant minime, ne serait-ce que pour formaliser l’engagement d’un membre et le renouvellement de son adhésion…

Les conséquences du non-paiement de la cotisation

Il est utile que les statuts de l’association précisent les conséquences du non-paiement de la cotisation. Ils peuvent ainsi prévoir que le non-paiement de la cotisation à une date fixée entraîne automatiquement la perte de la qualité de membre. Dans ce cas, les instances dirigeantes de l’association n’ont pas à intervenir.

Ils peuvent également prévoir que le non-paiement de la cotisation justifie une radiation prononcée par le conseil d’administration ou le bureau. Dans ce dernier cas, la qualité de membre subsiste tant que la radiation n’a pas été effectivement prononcée.

La cotisation n’est qu’une des sources pour l’association pour disposer de ressources pour son fonctionnement. Il est important qu’elle soit effective et consacre la qualité de membre de chaque participant.

Le fonctionnement des ONG : entre indépendance, légitimité, et besoin de financement
décembre 9, 2014
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Les ONG sont aujourd’hui un des moyens les plus fiables pour aider les populations dans le besoin. En effet, bien qu’elles aient des terrains d’actions différents, elles agissent toutes dans un but précis: aider, sensibiliser, éduquer, dénoncer… Dans la mise en œuvre de leurs actions, les ONG ont besoin d’un important apport de fonds. Ces derniers peuvent être soit publics, soit privés.  Mais de plus en plus, principalement pour une question d’autonomie et de crédibilité, les ONG privilégient les fonds privés.adem2-281x202

En effet,  La  question de l’indépendance des ONG est liée à plusieurs facteurs tels que la question du financement, et les enjeux de transparence. Depuis des décennies, les ONG se clament indépendantes aux yeux du monde. Seulement, ce qui leur permet d’exister et de travailler, c’est-à-dire les fonds, se font de plus en plus rares, et certaines sont forcées d’accepter les subventions d’Etats. La plupart se disent apolitiques, et ne visent pas le lucre. Il arrive qu’elles parviennent à travailler, coopérer et établir une certaine forme de relation avec les pouvoirs politiques et les administrations gouvernementales. De ce fait, la question de leur légitimité se pose et elle ne peut simplement se résumer aux bienfaits apportés aux bénéficiaires de leurs actions car elle ne se différencierait pas de celle des pouvoirs politiques.

La plupart du temps, leur création témoigne de la capacité de l’homme à s’indigner et à agir face à une situation qu’il considère intolérable.
Mais aujourd’hui, alors que la croissance des ONG leur permet d’occuper une partie  de la scène publique, et que leur influence leur permet de faire porter la voix des plus vulnérables, elles sont de plus en plus parties prenantes des jeux des pouvoirs et courent ainsi le risque d’être instrumentalisées, et de se compromettre avec des acteurs étatiques ou des bailleurs internationaux.   La vigilance est donc de mise, pour ne pas se laisser apprivoiser et perdre de vue ses objectifs principaux. Aussi, plus une organisation sera en possession de fonds propres, plus elle pourra choisir ses terrains d’interventions, même si ces derniers ne sont pas plébiscités par une quelconque institution.

En revendiquant le droit d’agir au nom de l’intérêt de la société, elles pourraient créer leur légitimité à partir de la qualité, de l’efficacité et de la réussite de leurs programmes ainsi qu’en obtenant la satisfaction des bénéficiaires.

Rose Konaté (Consultante, Spécialiste du management des associations)

Mesurer les résultats de votre organisation
décembre 9, 2014
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Mesurer les résultats de vos programmes d’organisation sans but lucratif n’est pas facile, mais c’est crucial. Connaitre l’efficacité de vos programmes pourrait vous guider dans votre planification à long terme, vous aider à vous corriger bien sûr, et rassurer vos donateurs que votre organisation est digne de confiance. Un institut américain spécialiste des organisations humanitaires, fait l’évaluation des associations caritatives en vue de formuler des recommandations à leurs clients fortunés sur où investir leurs dons philanthropiques. Leurs conseils aux organismes de bienfaisance au sujet d’évaluation des résultats incluent les conseils suivants:work

 

  • Contentez-vous de ce que vous savez. Ne rendez pas la mesure plus difficile qu’elle doit être. S’en tenir à ce qui vous passionne en tant qu’organisation. Discutez de l’impact que n’importe qui peut comprendre. Vous n’avez pas besoin d’être abstrait et théorique.
  • Pensez en termes de changement. Qu’est-ce que votre organisation cherche à changer dans sa communauté, dans la vie des gens, dans les conditions socio-économiques, la politique de soins de santé, l’environnement, etc…? Déterminez quel est le changement que vous cherchez à apporter, et ensuite la manière de mesurer ces changements. Lorsque vous réussissez à changer le statu quo, c’est un résultat … le résultat que vous et vos collègues vouliez réaliser. Assurez-vous de bien le noter.
  • Faites-le simplement. Il vaut mieux mesurer un ou deux aspects des résultats de votre programme, qui sont au centre de ce que vous faites, que d’essayer de tout mesurer. Vous risqueriez de vous engager sur trop de pistes sans aucune assurance de succès.
  • Demandez-vous: «Et alors? » : Les chiffres seuls ne prouvent rien. Vous pourriez donner une formation professionnelle à 5000 personnes, mais en quoi cela peut contribuer à améliorer leur vie? Qu’ont fait ces gens-là comme un résultat de ce que vous avez fourni? Combien parmi ces bénéficiaires ont effectivement obtenu un emploi et ont amélioré leur vie à la suite? Suivez vos actions jusqu’à leur aboutissement.
  • Collectez des données variées. Ne soyez pas snob avec des chiffres à l’exclusion des faits, ou l’inverse. Valorisez à la fois les données qualitatives et quantitatives. Obtenez les feedbacks des clients et des bénéficiaires. Recueillez des histoires et des témoignages.
  • Demandez et redemandez. Découvrez comment vos services fonctionnent en posant la question à la population que vous servez. Recherchez fréquemment, à l’aide d’enquêtes, interviews, et de questions simples posées dans une variété de paramètres. Faites le suivi à des intervalles réguliers pour mesurer les effets à court, moyen et à long termes.
  • Cherchez des informations pour au moins trois publics cibles :
    Mesurez les résultats tout en gardant à l’esprit vos besoins internes (votre conseil d’administration, planification à long terme des besoins); vos bailleurs de fonds (organismes de financement et donateurs), et vos parties prenantes en général (les usagers, le public, les bénévoles, les médias). Collectez/Mesurez les résultats qui peuvent être utilisés dans tous ces milieux et avec tous ces publics.
  • Mettez en place des systèmes adéquats. Lorsque vous commencez à mesurer et collecter des données, vous aurez besoin d’un endroit pour recueillir, analyser et stocker toute ces informations. Mettre en place des feuilles de calcul, concevoir une base de données, ou développer un système en ligne.
  • Traitez la mesure comme un investissement. Il vous faudra du temps, du travail et des fonds pour mesurer vos résultats. Mais il sera payant de différentes manières. Il y aura une confiance accrue dans votre organisation et un meilleur financement des projets pour les personnes qui bénéficient de votre travail.
Gérer une association: les règles de base
décembre 9, 2014
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L’organisation de l’association

A part la tenue du registre spécial,  il n’y a véritablement aucune obligation de base pour gérer une association. Pourtant faire vivre son association loi 1901 nécessite de posséder ou d’acquérir différentes catégories de compétences. Attention, notamment aux  responsabilités associatives que les assurances ne couvrent que dans la mesure où vous aurez mis en place toutes les actions de préventions nécessaires.201311101580-full

Il vous faudra être  animateur,  responsable d’entreprise,  comptable, autant de tâches à apprendre à maîtriser rapidement. Faites-vous accompagner par les lieux ressources, maisons des associationscrib (centre de ressources et d’information des bénévoles), délégués départementaux à la vie associative, et constituez-vous une bonne documentation. Apprenez à vous répartir les tâches et à travailler collectivement pour éviter l’épuisement.

La comptabilité de l’association loi 1901

Bénéficier d’une subvention pour votre association, obtenir un prêt bancaire, employer un salarié dans l’association, bénéficier de la mise à disposition d’équipements publics, gérer des manifestations associatives ou mettre en place une activité économique associative sont autant de situations qui nécessiteront que votre association respecte le plan comptable associatif . Si vos activités sont réduites la comptabilité peut être gérée avec un simple tableur. Au-delà, vous devrez avoir recours à un expert-comptable. La certification par un commissaire aux comptes n’est obligatoire qu’à partir de 150 000 euros de subvention.

Le fonctionnement de l’association

Gérer une association c’est aussi assurer son fonctionnement juridique, gérer les adhésions et leurs renouvellements, organiser les assemblées générales annuelles, réunir son conseil d’administration régulièrement et s’assurer que le bureau et le président de l’association ont bien reçu les mandats nécessaires à leur activité. Le fonctionnement de chacune de ces instances nécessite une préparation soignée :

  • envoi des convocations et de l’ordre du jouren temps et en heure et en respectant les règles prévues dans vos statuts ou votre règlement intérieur ;
  • préparer vos réunions(qui doit participer ? Qui prend part aux votes ? Comment sont prises les décisions (quorum, pouvoirs, majorité, etc.) ?
  • faire un relevé des décisions actées et diffuser les comptes-rendus aux personnes concernées.

Les formalités obligatoires

Vous devrez aussi vous assurer  que votre association remplit bien toutes les formalités légales liées à son activité :

  • déclaration de l’association, de ses modifications (statutaire ou de dirigeants), de sa dissolution ;
  • assurancede la structure, de ses différentes activités, de ses bénévoles et éventuellement de ses salariés ;
  • déclaration de ses salariés (embauche, paie, départ) ;
  • déclaration ponctuelle et autorisation lors de la mise en place d’une manifestationpublique, d’un spectacle, d’un loto ;
  • agrémentsà obtenir dans le cadre de certaines activités (jeunesse, tourisme, environnement).

Si vous avez des questions, posez-les ci-dessous, des membres vous répondront.

 

Comment créer et animer une Association?
décembre 9, 2014
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L’association peut être définie comme un groupement de personnes réunit dans un dessein commun. Définit par la loi française de 1901,L’association est « la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun, d’une façon permanente, leurs connaissances ou leur activité, dans un but autre que de partager des bénéfices ».Il suffit que deux personnes au minimum se mettent d’accord sur l’objet de la future association, pour en créer une.Tout individu, membre d’une association, doit participer activement et personnellement à la vie de l’association, de façon physique, matérielle ou intellectuelle.membres_participants_l_AG_AESBurkina_session_2009-240x172

Les associations remplissent plusieurs rôles dans la société étant donnée la diversité des motivations qui animent ceux qui en sont à l’origine (ex : pratiquer un sport, aider des individus en difficulté, exprimer des intérêts locaux…). L’association peut jouer un rôle à destination essentiellement de ses membres ou de l’ensemble de la société.

A ce titre, on peut distinguer quatre grandes fonctions remplies par les associations :

  • partage d’un loisir entre membres(associations sportives..) ;
  • défense des intérêts des membres(ex : association de locataires, de parents d’élèves…), ces associations peuvent constituer des groupes de pression, des lobbies ;
  • rôle caritatif, humanitaire: il s’agit de venir en aide aux autres, que ce soit à l’échelle d’un quartier, de la ville, de l’ensemble du pays ou de l’étranger
  • expression, diffusion et promotion d’idées ou d’œuvres: il peut s’agir de principes démocratiques (ex : Amnesty International, Ligue des droits de l’homme..), d’idées politiques (les partis politiques sont des associations), de créations artistiques (théâtre, salle de concert..).

Les membres des associations, peu importe le statut doivent s’investir personnellement, intellectuellement, et faire Un apport permanent de connaissances et d’activités dans afin d’atteindre les objectifs fixés par l’association. Toute association, doit comprendre un organe dirigeant, le bureau qui peut être, selon la volonté de l’assemblée générale, constitué comme suit :

  • un Président ;
  • un Secrétaire général ;
  • un Trésorier ;
  • un Secrétaire chargé à l’Organisation ;
  • un Secrétaire chargé de l’Information ;
  • une Secrétaire chargée des questions du Genre ;
  • un Secrétaire chargé de Relations Extérieures.

En fonction de l’objet et de l’envergure de l’association, d’autres postes peuvent être créés. Chaque poste peut, en outre, être pourvu d’un ou de plusieurs secrétariats adjoints. Deux Commissaires aux comptes sont le plus souvent désignés dont le rôle est de contrôler la situation des ressources de l’association.

  1. PROCEDURE DE CREATION D’UNE ASSOCIATION

Les associations se forment librement et sans autorisation administrative préalable. Etant un contrat de droit privé, la constitution d’association laisse aux créateurs et membres d’association la liberté :

  • de s’organiser (dans le respect des lois en vigueur) ;
  • de choisir le but de l’association : pratiquement tous les domaines d’activité et de la vie sociale sont possibles à condition qu’ils soient licites ;
  • de décider du mode d’organisation et des procédures internes de fonctionnement et de les introduire dans les statuts, et éventuellement un règlement intérieur ;
  • de modifier aussi souvent que voulu ou nécessaire son but, son mode d’organisation et son fonctionnement ;
  • de déclarer la création de l’association, ou non, etc….

Cependant pour avoir la personnalité juridique (reconnu par la loi et exercé les droits y afférant), elle doit remplir certaines conditions, à savoir la rédaction d’un statut, et un règlement intérieur qui régit le fonctionnement interne de l’association. L’organe constitutif, (les membres initiateurs), avec ces documents et selon les lois en vigueur dans le pays, doit procéder à la reconnaissance de leur structure auprès de l’autorité compétente qui leurs remettra un récépissé. La mention de la création d’association reconnue par le récépissé doit être publiée au Journal officiel.  Cette simple démarche assure la personnalité juridique à l’association, ce qui lui permet de posséder un patrimoine et d’agir en justice. La reconnaissance d’une association lui permet donc :

  • d’accepter ou de créer différents moyens de financement de son fonctionnement comme les cotisations de ses membres, les subventions de l’état ou des collectivités territoriales, les dons manuels, les aides provenant du partenariat ou du mécénat…,
  • de signer des actes juridiques (ouverture de compte bancaire, souscription de contrats d’assurances, contrat de prestation de services…),
  • d’employer des salariés,
  • d’agir en justice en tant que personne morale (assez strictement encadrée par différentes dispositions).
  1. La rédaction des statuts

Une fois votre projet défini, il faut rédiger les statuts de l’association. La rédaction est libre, mais demande une véritable concertation des membres fondateurs. Ils doivent être discutés sérieusement de manière à aboutir à un accord clair et bien compris de tous, apte à régler les différents litiges pouvant survenir entre membres ou membres eux-mêmes. Il faut profiter de la grande marge de liberté qu’offre la loi pour établir des statuts sur mesure par rapport à l’activité de votre association et aux actions qu’elle engage. Il faudra d’ailleurs, au fur et à mesure de la vie et de l’évolution de celle-ci, s’assurer que les statuts sont toujours adaptés et, le cas échéant, effectuer les modifications nécessaires. Le principe de spécialité des associations se rattache effectivement aux activités prévues dans son objet.

Les statuts, c’est le contrat qui lie les membres de l’association. Il a donc la même force que les autres contrats vis-à-vis du Code civil. Les statuts comportent obligatoirement :

  • le siège social, lieu où est consultable le registre spécial, relevé des décisions importantes (choix des dirigeants, délégations de pouvoirs…) ;
  • le but, ou objet, de l’association ; les moyens mis en oeuvre (entre autres la collecte de fonds) doivent servir à atteindre ce but ;
  • d’une manière générale toutes les informations requises pour le dépôt auprès des autorités compétentes.

Il peut y avoir d’autres mentions obligatoires si l’association veut être reconnue d’utilité publique (les donateurs peuvent alors déduire une partie de leurs dons de leur déclaration de revenus, loi Coluche), si c’est une association sportive ou organisant des activités de jeunesse, ou bien si l’association veut adhérer à une fédération (voir alors les statuts de la fédération)….

Pour permettre un bon fonctionnement, les statuts doivent permettre le fonctionnement au jour le jour, mais aussi la gestion de crise : définir qui a le pouvoir de décision, qui peut dissoudre l’association, comment résoudre une situation de blocage, comment reprendre l’association si personne ne s’en occupe pendant plusieurs années, qui peut adhérer, comment on perd sa qualité de membre…

L’association peut avoir un règlement interne, qui peut se modifier plus facilement que les statuts et permet de s’adapter plus rapidement à des situations nouvelles.

Tout adhérent a le droit d’avoir un exemplaire des statuts, avant l’adhésion ou même après.

  1. LE RECEPISSE DE DECLARATION D’EXISTENCE

Après réception de la déclaration d’association, l’autorité compétente délivre, dans un délai n’excédant pas trois mois à compter de la date de dépôt de la déclaration, un récépissé de déclaration d’existence de l’association. Passé ce délai, le silence de l’autorité compétente emporte la reconnaissance de l’existence de l’association et autorise les formalités de publication. L’autorité administrative locale compétente qui délivre un récépissé de déclaration d’existence d’une association doit, dans le délai d’un mois transmettre au ministre chargé des Libertés publiques, le dossier complet de l’association conforme aux prescriptions en vigueur, ainsi qu’une copie du récépissé de déclaration

Dans un délai de un mois, à partir de la date de délivrance du récépissé de déclaration, les dirigeants de l’association sont tenus de faire procéder à l’insertion au Journal officiel d’un extrait du récépissé contenant la date de la déclaration, la dénomination et l’objet de l’association, l’indication de son siège social, les noms et adresses des membres de son organe dirigeant, en payant les frais exigés en la matière. Toute personne a le droit de prendre communication, soit auprès des services du ministre chargé des Libertés publiques, soit auprès de ceux de l’autorité administrative locale compétente, des statuts et déclarations de toutes associations légalement identifiées. Elle peut s’en faire délivrer, à ses frais, copie ou extrait.

  1. DES DIFFERENTS TYPES D’ASSOCIATION

Les règles régissant la liberté d’association diffère d’un pays à l’autre. Au Burkina Faso, elle est régit par la loi N°Loi N° 10/92/ADP Du 15 décembre 1992 dont l’article 1 stipule que « Est Association, au sens de la présente loi, tout groupe de personnes physiques ou morales, nationales ou étrangères, à vocation permanente, à but non lucratif et ayant pour objet la réalisation d’objectifs communs, notamment dans les domaines culturel, sportif, social, spirituel, religieux, scientifique, professionnel ou socio-économique » .

Au regard de la loi française de 1901 et de la loi burkinabè de 1992, la constitution d’une association à l’origine a un objectif autre que le partage des bénéfices entre ses membres. Toutes fois, selon l’évolution des activités des associations et groupements, on distingue de nos jours les associations à caractère non lucratif et celles qui ont un caractère lucratif

  1. Association à but non lucratif

Une association à but non lucratif est une association qui n’a pas pour but de partager les bénéfices résultant de l’activité entre ses membres. Cela ne signifie pas que l’association a l’interdiction de réaliser des bénéfices. Mais ses membres ou fondateurs ne doivent pas partager les éventuels bénéfices entre eux.

Seul le partage des bénéfices entre les membres est susceptible d’entrainer sa requalification en société  créée de fait, ce qui aurait pour conséquence de rendre l’association redevable des impôts commerciaux : impôts sur les sociétés, taxe professionnelle, TVA…

À défaut, l’association peut être considérée comme une société créée de fait, civile ou commerciale selon la nature de l’activité, avec les conséquences juridiques et fiscales qui en résultent.

On estime que l’activité d’une associative est non lucrative si elle répond aux quatre conditions suivantes :

  • elle répond à un besoin inassouvi sur le marché,
  • elle est gérée de façon désintéressée,
  • son activité n’est utile qu’à la poursuite de son projet,
  • les bénéfices sont entièrement réinvestis.
  1. Association à but lucratif

Une association à but lucratif est une association loi 1901 qui exerce une activité commerciale. Sa création demande des statuts particuliers, une comptabilité des membres et une comptabilité commerciale. Le but lucratif de l’association est donc constaté au vu des activités réelles du groupement. La fiscalité appliquée à l’association sanctionne alors le fait qu’elle sorte du cadre défini par la loi de 1901.

C’est aussi une association qui tend à devenir une société. Ci-dessous les différents points qui la caractérisent :

        i.            Les statuts

Lors de la rédaction de vos statuts, vous devez préciser très clairement où se situe l’objectif de la l’association et l’activité commerciale.

Ensuite, pensez à détailler le rôle des membres du bureau, car leur rétribution doit apparaître. Il est vrai que ces membres ne peuvent pas toucher de salaire, mais vous pouvez les rétribuer sous forme de consultation d’expert.

     ii.            L’activité commerciale

Vous pouvez vendre des produits qui sont proches de votre activité, mais vous pouvez participer à des manifestations hors secteur. La participation à une vente de restauration lors d’une fête nationale, ou à un loto.

Malgré tout, préférez des produits de votre fabrication, générateur d’emploi, une démarche qui reste cohérente.

   iii.            La comptabilité

Il faut mettre en place une comptabilité pour les membres (imposable selon des taux associatifs bien moins onéreux) et une autre pour l’activité commerciale (taxé pour les impôts et la TVA).

   iv.            Les profits

Les profits issus des ventes commerciales peuvent être utilisés pour l’association et réinvestis. Très souvent réinvestir dans l’immobilier, l’association crée une SCI en achetant des biens immobiliers.

      v.            Le type d’activité concerné

Toutes les activités associatives sont concernées. On observe surtout des associations culturelles plus enclines à développer ce genre d’organisation.

   vi.            Evolution vers une société

L’évolution vers une société type SARL semble couler de source. Attention, la gestion d’une société est différente, de par son coût plus élevé et le fonctionnement d’une entreprise implique le recrutement de salariés.

 vii.            Entreprendre avec une association

Vous désirez entreprendre, mais vous n’avez pas de budget. Ce type d’association est un bon moyen de tester vos produits et d’éprouver vos collaborateurs en tant que futurs associés.

viii.            Communication

Le fait d’être une association à but lucratif ne vous enlève pas votre image d’association. Pour communiquer sur votre activité, un bon moyen est de créer un site pour une association présentant votre objectif désintéressé et un autre site pour votre activité commerciale.

En somme la constitution d’une association reste libre et sans frais. Toute fois pour que l’association ait une existence juridique, il faudrait la déclarer en vertu des lois en vigueur dans le pays afin d’obtenir un récépissé qui permettra à l’association d’exercer pleinement ses droits et de bénéficier des avantages y relatifs. Selon l’objectif poursuivi par les membres initiateurs de l’association, on distingue les associations à but non lucratifs et celles à but lucratif.

La formation dans les ONG et Associations
décembre 9, 2014
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Les Organisations Non Gouvernementales (ONG) et Associations sont des structures qui œuvrent au développement local et au renforcement de la société civile nationale. Elles contribuent au développement économique et social en intervenant presque dans tous les domaines (démocratie, droit de l’homme, éducation, agriculture, élevage, santé, micro crédit, etc.). Dans tous les pays, qu’elles soient informelles, reconnues, éphémères, de grande ou de petite taille, les ONG et les Associations sont à la fois le lieu d’expression des intérêts de partisans et un moyen d’atteindre les objectifs qu’ils se fixent. Si les ONG et Associations intéressent un nombre croissant de personnes, c’est qu’elles sont amenées à jouer un rôle de plus en plus important dans le développement.

Pour toute ONG ou Association qui cherche à former des groupes en vue d’une action de développement, la communication est une composante essentielle de son travail. S’il est vrai que la communication ne peut à elle seule engendrer le développement, il est aussi vrai qu’une communication insuffisante rend le développement plus lent et plus difficile, en même temps qu’elle entrave la participation populaire. Aussi, les fondamentaux et les principes de base pour donner une forme à votre vision, organiser le contenu et conduire efficacement les programmes et projets sont essentiels à connaitre pour bâtir une organisation crédible et durable pouvant apporter le changement dans la vie des populations.workshop

Aujourd’hui, il convient de bien communiquer, de mobiliser les énergies pour emporter l’adhésion des intelligents et des cœurs à des valeurs et objectifs communs. Or la mise en œuvre d’un système de communication nécessite une meilleure organisation des structures, des personnes qualifiées et chargées à cette tâche. D’où un besoin de formation dans les ONG et les Associations.

Un besoin de formation, c’est l’écart entre les compétences actuelles des membres et celles qui sont requises pour réaliser une tâche ou atteindre un résultat souhaité. L’identification des besoins de formation consiste à mesurer cet écart, c’est-à-dire à cerner les compétences à acquérir ou à améliorer. C’est une phase cruciale pour le succès de la formation parce qu’elle permet:

  • de se donner une vision globale de sa situation afin d’élaborer un plan de formation et d’intervention cohérent;
  • de s’assurer que les problèmes de rendement liés à une formation insuffisante seront bien cernés;
  • de s’assurer d’investir dans le développement de compétences qui méritent une amélioration;
  • d’instaurer, lorsque cette phase est réalisée en collaboration avec les membres, un climat favorisant l’apprentissage et l’amélioration continue.

Etablir les priorités de formation

Etablir les priorités, c’est choisir d’investir ses efforts de formation là où ils rapporteront le plus, compte tenu des contraintes. Les critères suivants peuvent servir de points de repère pour définir les priorités de formation de:

  • l’importance de l’écart entre la compétence d’un membre, ou d’un groupe de membres, et la compétence souhaitée;
  • l’importance de la compétence pour le succès des activités de l’ONG;
  • le degré d’urgence de la situation;
  • le degré de facilité avec lequel il est possible d’améliorer la compétence en question.

Elaborer un plan de formation

Lorsque les priorités sont définies, il faut planifier la formation en décrivant les objectifs d’apprentissage, les moyens utilisés pour développer la compétence, les membres qui devront être formés, ainsi que l’échéancier.